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  • Photo du rédacteurmutambak96

Un garde de­ Matata Ponyo kidnappé et torturé par les services de renseignements de Félix Tshisekedi


Le dossier d’accusations qui pèse sur Salomon Kalonda, le conseiller spécial de Moïse Katumbi, relève trois infractions. La première est la détention d’une arme, la seconde est le recours à un FARDC pour assurer sa protection et le troisième est la complicité avec l’ennemi rwandais.

Les deux premières accusations sont d’une telle légèreté qu’elles gênent visiblement ceux qui doivent les soutenir. La révélation de Matata Ponyo sur la perte de l’arme d’un de ses gardes au cours de la manifestation du sit-in devant la CENI a totalement déforcé l’accusation. Pour rappel, il y a cinq jours, l’ancien Premier Ministre avait affirmé dans un tweet : "Le pistolet Jericho attribué faussement à Mr. Salomon Kalonda, collaborateur de Moïse Katumbi, appartenait plutôt à mon garde du corps qui l’avait reçu en bonne et due forme de la Police depuis que j’étais Premier ministre. Cette arme a été perdue le 25 mai le jour du sit-in ». Tout comme l’arme a été perdue, après ces révélations, les services de renseignements ont eux aussi perdu la raison. Non sans ironie, le porte-parole de Moïse Katumbi affirmait sur France24 quelques heures après la confirmation que toute l’accusation dressée contre Salomon Kalonda relevait d’un grossier montage du Demiap : "Dans cette affaire montée de toutes pièces pour accuser Salomon Kalonda, tout s’est effondré comme un château de cartes".


Faute grave

Face à la risée générale et n'ayant plus grand-chose à se mettre sous la dent, les services de renseignements ont décidé de se venger sur le garde de Matata Ponyo qui a exposé à la face du monde toute leur incompétence. Ainsi, depuis le 07 juin, le malheureux a été arrêté par le DEMIAP. L’alerte a été donnée par les journalistes de la place.

Plus grave encore, les hommes du général Ndaywel tentent aujourd’hui d’obtenir les rétractations du garde du Premier Ministre. Le Demiap n’en démord pas. Il veut faire payer sa déconvenue à celui qui n’a fait que dire la vérité. Selon une indiscrétion d’un membre des services, l’infortuné policier est gardé au secret et torturé.

Plus grave toujours, le président Tshisekedi qui a personnellement suivi le naufrage de ses services veut lui en découdre avec le sénateur Matata Ponyo. Sur instruction de la présidence, la garde policière devrait prochainement être retirée à l’ancien Premier Ministre. Quant à la justice, elle devrait se voir enjointe de se saisir à nouveau du dossier Bukanga Lonzo.

A six mois des élections, le pouvoir de Kinshasa semble déterminé à écarter tous les adversaires qui se trouvent en travers de la route vers le deuxième mandat du candidat Tshisekedi. À ce jour, les flèches sont toutes orientées vers Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Joseph Kabila. La perquisition déguisée en cambriolage du siège de la fondation de Jaynet Kabila est un signal qui a été bien enregistré.


"Ridiculement marginale" ! Vraiment ?

Devant un tel déferlement, pas sûr que les populations swahilophones de l’Est du Congo apprécient le sort réservé à leurs leaders. Quant aux observateurs de la vie politique congolaise, ils s’étonnent de l’entêtement de Félix Tshisekedi à vouloir à tout prix en découdre avec une opposition qualifiée de « ridiculement marginale ». Dès lors la question est de savoir pourquoi l’Union Sacrée et son Chef recourent-ils à un marteau pour écraser une mouche ? On peut s’interroger.

A six mois des élections, séquestrations, arrestations et détentions arbitraires, tortures physiques et morales sont devenues monnaies courante. Inquiétant pour un pouvoir qui revendique toujours être l’héritier d’une percée démocratique historique au pays de Kasa-Vubu, Lumumba et Félix Tshisekedi.

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