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  • mutambak96

Fifi Masuka et le trésor de guerre du clan Tshisekedi



Qu’est-ce qui fait courir Fifi Masuka ? Quand elle ne reçoit pas les dignitaires du régime, c’est elle qui se déplace pour prendre ses quartiers à Kinshasa et s’afficher avec le Président de la République et les principales figures du pouvoir en place.

Ce jeudi, à la Cité de l’Union Africaine, s’il faut en croire la presse kinoise, c’est la situation globale de la province du Lualaba qui aurait été au centre des discussions entre le chef de l’État et Madame le gouverneur a i de cette province, Fifi Masuka Saini. Au sortir de cette audience, Fifi Masuka a même laissé entendre qu’elle était venue présenter un rapport succinct d’un certain nombre de problèmes ayant trait à la sécurité , à l’économie et aux infrastructures de sa province. "En fait de problème, il s’agissait surtout des intérêts commun entre la gouverneur du Lualaba et la famille Tshisekedi", affirme un conseiller à la Présidence.

D’une manière générale, la situation globale est calme, a reconnu l’autorité provinciale du Lualaba. Cependant, la lutte contre la fraude minière reste son cheval de bataille affirme Fifi Masuka. Les mines restent incontestablement l’un des moteurs du développement qui participe à la hausse constatée du budget national. "Mais également et surtout aux intérêts du clan Tshisekedi", confirme avec une pointe de perfidie le conseiller.


La grogne enfle...

Il ne fait plus aucun doute que le mécontentement grandit dans les couloirs du Palais de la Nation où certains membres du cabinet pléthorique qui compte aujourd’hui plus de 1.000 collaborateurs jouent tout simplement de la figuration alors que d’autres sont dans les avions, écument les administrations quand ils ne font pas du chantage aux hommes d’affaires sous couvert de leur apporter leur protection.

Les avoirs du clan Tshisekedi aussi


En ce qui concerne Fifi Masuka, son audience auprès du Chef de l’Etat a permis aux deux personnalités d’évoquer l’évolution de leurs intérêts communs. Dans la province du Lualaba, le clan Tshisekedi a tiré le gros lot. Le nom des membres de la famille est lié à toutes les carrières en exploitation. En complicité avec les opérateurs chinois et libanais, frères, cousins et amis travaillent à extraire le cuivre et le cobalt pour tirer des revenus plantureux des richesses du Katanga.

Un tableau succinct obtenu auprès des services du gouvernorat du Lualaba affiche ce qui suit :

  • La carrière Katapula, 50 dépôts de cuivre et cobalt à Kally et Ian Tshisekedi

  • La carrière Tilkwezembe, Fifi Masuka et Kally Tshisekedi

  • La carrière Ndjukumabwe, Bobo et Kally Tshisekedi

  • La carrière Bridon GCM, Jean-Claude Mulumba et Roselyne Mbombo

  • La carrière Biwaya, Joël Tshisekedi

  • La carrière Menda, 48h et Kimbalasani, Christian Tshisekedi

  • La carrière Mutoshi, Christian Ngandu et Nicolas Tshisekedi avec la coopérative Comialu

  • Le remblais Gécamines 55 supervisé dans la cité Kisanfu et au sein des installations COMIDE, plusieurs dépôts, et centres de négoce sous l’emprise de Kally Tshisekedi et de nombreux Chinois parrainés par Soleil Jang.

  • Tshizainga Luilu Resources, l’usine de Biyombo et Menda sont également opérées par des membres de la famille Tshisekedi.

Les Katangais humiliés


C’est bien une mise en coupe réglée du Lualaba à laquelle assistent têtes baissées les Katangais. La mafia opère au grand jour. Même plus besoin de garder le secret. La famille affiche aux côtés de la gouverneure a.i. une parfaite complicité. Parmi les personnages haut en couleurs, on voit circuler à Kolwezi, Roselyne Bombo, la cousine flamboyante de Félix Tshisekedi, qui hantait il y a peu les rues d’Ixelles.



Le trésor de guerre constitué par le clan au Katanga est visible dans le train de vie somptuaire que mènent les membres de la famille présidentielle. Il va sans dire que sur toutes ces exploitations, les protections jouent à plein. Aucun Chinois ou Libanais associé à l’entreprise familiale n’acquitte les droits dus au Trésor ou à la province. Et s’il fallait compter sur l’Inspection générale des finances (IGF) dont le pouvoir et les missions de contrôle relève de la discrétion du Président de la République, il est clair que la prédation des mines du Katanga a encore de beaux jours devant elle. Le site Mediapart qui relaye les informations collectées au Katanga estime à 2 millions USD/jour la fuite des capitaux du Katanga à charge de Félix Tshisekedi et de sa fratrie. De quoi non seulement amasser un patrimoine immobilier colossal en RDCongo et à l’étranger, garnir les comptes off shore à Dubaï et acheter la classe politique congolaise en vue des prochaines élections prévues en 2023. Conclusion de ce pillage à ciel ouvert, tant que le peuple katangais courbe l’échine et que les Congolais sont prostrés dans la résignation, tout va bien pour Fifi Masuka et le clan Tshisekedi !

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