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  • Photo du rédacteurmutambak96

Des commandos burundais pour la sécurité rapprochée de Félix Tshisekedi

Dernière mise à jour : 11 déc. 2023

Flash dernière minute :



Pris dans la tourmente d'une campagne électorale difficile, Félix Tshisekedi a demandé à son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye, de lui prêter des éléments des forces armées burundaises pour sa sécurité rapprochée. Dans la soirée de ce vendredi 8 décembre, un peloton des commandos des Forces de défense nationale burundaises a embarqué à l'aéroport de Goma en direction de Kinshasa.


Tshisekedi de plus en plus seul

Au moment où les troupes kenyanes rentrent dans leur pays, les forces burundaises viennent prêter main forte au président congolais.

Dans la région, Félix Tshisekedi semble de plus en plus isolé. Sous la férule d'Évariste Ndayishimiye, le Burundi constitue le dernier allié de Kinshasa. Cet isolement est d'autant plus manifeste qu'à Bukavu Félix Tshisekedi vient à nouveau de s'en prendre violemment à son homologue rwandais. En plein meeting, le président congolais a comparé Paul Kagame à Adolphe Hitler en déclarant : "Puisqu'il a voulu se comporter comme Adolphe Hitler en ayant des visées expansionnistes, je lui promets de finir comme Adolphe Hitler".


Le massacre des jeunes congolais

Au sein de l'Etat-major congolais, la nouvelle de l'intégration des éléments burundais dans le dispositif de sécurité du Chef de l'Etat est perçue comme une véritable gifle. Les officiers congolais ont conscience que leur compétence et leur loyauté sont mises en doute par leur commandant suprême. Depuis plusieurs semaines, une grogne silencieuse s'est installée au sein de la troupe congolaise. Des milliers de jeunes recrues sont fraîchement débarquées contre le M23. Sitôt arrivées, les jeunes troupes congolaises sont systématiquement envoyées en première ligne. Les pertes sont lourdes. Les corps des recrues sont enterrés sans que les familles soient informées.


L'offensive déclenchée en octobre dernier par Félix Tshisekedi et son ministre de la Défense, l'ancien chef de guerre Jean-Pierre Bemba, a fait long feu. Après une série de défaites obligeant à un repli stratégique, les rebelles du M23 ont redressé la situation et sont passés en novembre à la contre-offensive. La récente capture de Mushaki et dans la foulée le spectre de la chute de Sake ont inversé les rapports de force.

A la veille des élections congolaises, Félix Tshisekedi semble de plus en plus affaibli. Le recrutement de plusieurs centaines de mercenaires ont continué à disloquer l'armée congolaise mal payée et sous-équipée. Les moyens budgétaires mis à disposition des FARDC ont été systématiquement détournés par la maison militaire du Chef de l'Etat, le ministère de la Défense et quelques officiers de l'Etat-major.

Le recrutement des commandos burundais illustre l'état de déliquescence avancée de l'armée congolaise. La méfiance s'est installée entre le Président Tshisekedi et plusieurs officiers en charge de sa sécurité rapprochée. La peur du candidat à sa succession de perdre la vie est devenue désormais aussi forte que celle de perdre les élections.


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