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  • Photo du rédacteurmutambak96

Changement de la Constitution : Tshisekedi et son clan prêts à détruire notre Congo pour rester au pouvoir


"Kamerhe moyibi, Kamerhe moyibi !" Ce 1er mai résonne dans la salle Apollo, Espace Charenton, le chant enflammé des membres de la diaspora congolaise établie en France invitée à rencontrer le Président Tshisekedi qui effectue une visite d'Etat en France.


Kamerhe, chronique d’une fin annoncée ?

A côté de son épouse Denise Nyakeru, le Président congolais observe la scène avec calme, laissant seulement transparaître un léger sourire. Mais derrière cette façade impassible se joue une mise en scène subtile, une stratégie politiquement audacieuse orchestrée par le Chef de l'État lui-même. Le sort de Vital Kamerhe est à nouveau scellé.



En réalité, dès son arrivée en France, Félix Tshisekedi s'est réuni secrètement avec ses fidèles alliés tous originaires du Kasaï, dont le professeur Grégoire Bakandeja, figure respectée de la transition politique congolaise. Les discussions sont franches et directes : "Avec la primaire de la majorité qu'il vient de gagner haut la main, Kamerhe ne vous doit plus rien. Comme Président de l'Assemblée Nationale, il va devenir votre opposant s'il voit sa chance de vous succéder remise en question par la révision constitutionnelle que nous devons engager", affirme Bakendeja d'une voix autoritaire.

Les jeux politiques sont lancés, les alliances se font et se défont dans l'ombre, tandis que des décisions cruciales sont prises en coulisses. La diaspora sera donc mise à contribution pour faire entendre la voix du peuple et écarter Kamerhe du perchoir. Bien entendu, Kamerhe n'a pas dit son dernier mot. L'homme continue à se battre en réitérant son allégeance au Chef de l'Etat. Une soumission qui l'obligerait à ranger définitivement dans les tiroirs son ambition présidentielle. Au sein de la communauté kasaïenne, personne ne donne le moindre crédit au discours de Kamerhe.


Bemba, trop gourmand et trop dangereux ?

Dans la majorité présidentielle, l'autre allié, Jean-Pierre Bemba est lui aussi sous haute surveillance. De l'achat des armes et d'équipements aux FARDC aux factures des prestataires qui transportent la logistique et les troupes, les dépenses se chiffrent en centaines de millions de dollars. Nicolas Kazadi, le grand argentier, dispose de tous les éléments sur la boulimie de Bemba et les mouvements financiers sur les comptes bancaires de l'ancien chef de guerre. Félix Tshisekedi est conscient que JP Bemba s'est refait une santé financière. Le Chef de l'Etat congolais reçoit régulièrement les mises en garde de ses services sur les activités de son allié. "Nous savons qu'il est impliqué dans les affaires de crédits carbones par le biais de sociétés écrans avec ses enfants", affirme un conseiller du Conseiller spécial du Chef de l'Etat. De son côté, Christian Ndaywel mène ses enquêtes sur les généraux de Bemba. Certains ont été placés dans la police d'autres à des fonctions stratégiques à Goma et dans le pays. Tous sont sous surveillance. Au moindre mouvement de leur part, les Kasaïens sont déterminés à faire tomber la foudre sur Bemba. "Comme Kamerhe, il n'aura d'autre choix que de soutenir le changement de constitution", dit un conseiller du Palais de la Nation.


Sous l'influence de sa mère Marthe Tshisekedi et de la fratrie, Félix Tshisekedi est résolument déterminé à changer la Constitution. Il vient de franchir le Rubicon en annonçant la mise en place d'une équipe de constitutionnalistes et d'experts chargés de mettre en oeuvre le projet de la révision. Cette décision a été prise après une rapide visite au Togo où Félix Tshisekedi a échangé avec le président Faure Eyadema. Le Chef de l'Etat congolais est déterminé à emboîter le pas à son homologue. La révision constitutionnelle préparée, planifiée et votée avec une facilité déconcertante par les députés togolais inspire le Chef de l'Etat congolais qui veut en finir lui aussi avec la limitation des mandats et instaurer une président à vie en RDCongo.


Comment faire taire l’Église ?

Après avoir affaibli l'opposition, qui ne représente que 5% des sièges au Parlement congolais, Félix Tshisekedi cherche à réduire sensiblement l'influence de l'Église catholique, perçue comme le principal opposant à son projet. Les attaques et les vexations infligées au cardinal Ambongo font partie de la stratégie du pouvoir. Tout doit être mis en oeuvre afin d'affaiblir l'Eglise, semer la division parmi les Evêques et intimider les fidèles afin d'éviter les grandes mobilisations populaires. En portant atteinte à l'Archevêque de Kinshasa qui fait partie du conseil des Cardinaux qui entourent le Pape François, Félix Tshisekedi assume pleinement la voie de la confrontation avec le Vatican. "Tshisekedi oublie que nous avons versé notre sang pour la tenue des élections. Aujourd'hui, il cherche à reproduire ce que nous dénoncions ensemble chez Joseph Kabila. Il veut rester au pouvoir. Il en paiera le prix lui aussi", affirme un abbé de Kinshasa sous le sceau de la confidence.


Le jeu politique de Tshisekedi ne s'arrête pas là. Ses relations tumultueuses avec l'Occident et son désir de se tourner vers de nouveaux alliés tiennent d'un calcul délibéré. Dans un pays déjà fragile et déchiré par les violences, un changement forcé de la Constitution pourrait bien être l'étincelle qui met le feu aux poudres, provoquant une nouvelle vague de tensions et de divisions. Au cas où il serait contraint d'exercer une répression sanglante, Félix Tshisekedi veut pouvoir compter sur le soutien de ses alliés chinois et russes. Ils s'opposeront à toute ingérence dans les affaires internes du Congo.


Tshisekedi fossoyeur de la République ?

Parallèlement au danger d'un embrasement général, le changement de Constitution alimente les discours séparatistes. Dans les provinces du Kivu, de l'Est du pays, du Katanga, et du Kongo Central, favorables au fédéralisme, le message qu'on peut se passer d'un pouvoir central corrompu, budgétivore et incapable de garantir la paix et la sécurité trouve un écho de plus en plus favorable. "Si Tshisekedi s'entête, qu'il aille chez lui au Kasaï avec sa nouvelle Constitution, mais ici nous allons nous assumer", affirme un député de l'Ituri qui est convaincu que sa province dispose des réserves de pétrole suffisantes pour garantir son indépendance. La partition du Congo n'est donc plus un tabou. De quoi légitimer la prise des armes de Corneille Nangaa et l'AFC/M23 qui deviennent de plus en plus un recours face à la dictature de Félix Tshisekedi.


Où est la société civile ?

Devant les menaces que fait peser le changement de Constitution sur la cohésion nationale et l'unité du pays, le silence de la société civile est assourdissant. Si promptes à dénoncer hier les dérives dictatoriales de Joseph Kabila, les grandes figures comme Georges Kapiamba, Jean-Claude Katende, Hubert Tshiswaka et autres Christopher Ngoyi adoptent aujourd'hui une prudence et une réserve qui interrogent et relèvent pour nombre de Congolais d'une faute morale et éthique. Leur silence résonne comme un aveu de fragilité démocratique. Alors que la répression de toute voix dissidente s'intensifie et que les libertés fondamentales sont menacées, la question qui hante les esprits est la suivante : la démocratie congolaise est-elle en train de sombrer irrémédiablement ?


Le projet de révision de la Constitution de la République Démocratique du Congo soulève également des préoccupations au sein de la communauté internationale. Cette initiative suscite des inquiétudes dans de nombreuses capitales quant à l'impact sur la stabilité politique du pays et de la sous-région. "En hypothéquant la cohésion nationale déjà gravement mise à mal par les élections frauduleuses, Tshisekedi s'engage sur une voie risquée pour atteindre ses objectifs", affirme un diplomate français. "Dans ce contexte tendu, il est essentiel que le gouvernement congolais écoute les préoccupations de la population et de la communauté internationale pour éviter une escalade de la situation. Il est primordial de trouver des solutions pacifiques et inclusives pour relever les défis auxquels est confrontée la République Démocratique du Congo et préserver la paix et l'unité nationale. Un dialogue inclusif est la seule issue pour sauver la situation", poursuit-il.


Mais nul doute que ce serait la mort dans l'âme que Félix Tshisekedi retrouverait jamais Moïse Katumbi, Joseph Kabila, Fridolin Ambongo et Corneille Nangaa face à lui autour d'une table pour parler du Congo...



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